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La philanthropie, c’est un métier, mais toutes les entreprises ne disposent pas des ressources nécessaires pour la gérer comme tel. Savez-vous quelle est la différence entre un don et une commandite ? Ce que cela coute et ce que cela rapporte ? Voici des réponses à vos questions.

 

 

Chose promise, chose due. Dans un article précédent qui traitait de la délicate question de comment mettre en valeur nos dons et commandites, je promettais de revenir sur la question du financement des activités bénévoles de l’entreprise.

 

 

 

Don ou commandite ?

Un don est la remise d’un montant d’argent ou de biens sans recevoir de contrepartie. Pour cette raison, une entreprise peut déduire de l’impôt la valeur des dons versés à une œuvre de bienfaisance (divers pourcentages selon les provinces). À condition, bien sûr, que l’organisme auquel elle verse le don soit dûment enregistré et qu’il lui remette un reçu d’impôt.

Le don relève donc de la philanthropie (en France, on appelle cela le mécénat) : le sentiment qui pousse les hommes à venir en aide aux autres, avec désintéressement et charité (sans rien attendre en retour). Un don peut être anonyme et il fait appel au cœur. Il touche souvent le milieu culturel et artistique.

Le don est donc un transfert d’argent sans échange de publicité ou de notoriété. Ceci dit, sauf entente contraire avec le récipiendaire, rien n’empêche le donateur de faire lui-même et à ses frais, une promotion avisée et modeste de son implication , sur les médias sociaux par exemple.

 

 

Une commandite est un échange entre une entreprise commanditaire et un organisme récipiendaire qui profite aux deux. Le commanditaire donne un soutien matériel – de l’argent, des biens ou des services, à une personne, à un produit ou à une organisation en vue d’en retirer un bénéfice commercial.

Pour maximiser son retour sur investissement, le commanditaire (ou sponsor) obtient un accès au potentiel commercial de l’activité organisée, généralement de la publicité (un logo sur un maillot de sport, par exemple).

Comme le commanditaire reçoit quelque chose en échange de ce qu’il offre, il ne peut pas recevoir de reçu de don de bienfaisance. Il peut, par contre, déclarer des dépenses de publicité.

 

Si vous faites des levées de fonds, vous savez probablement que faire la différence entre le don et la commandite est capital pour bien aborder les organisations que vous sollicitez. En effet, vous n’utiliserez pas les mêmes arguments pour convaincre vos « clients » de vous soutenir.

 

 

 

Vous préférez les commandites, mais vous n’avez pas grand budget?

Il existe plusieurs types de commandites et plusieurs façons pour une entreprise de s’impliquer dans sa communauté. Bien sûr, vous pouvez remettre de l’argent. Cependant, bien que cela soit moins avantageux pour les organismes, certains ont également besoin d’aide en nature. Vous pouvez offrir des biens que vous fabriquez, des fournitures dont vous ne vous servez plus.

 

L’échange de service est aussi intéressant. Vous fournissez des services ou prêtez des équipements, selon ce que vous avez sous la main. Quelques exemples : prêter un matériel de communication aux bénévoles; offrir des rafraîchissements aux participants d’un événement sportif; remettre des prix lors d’un tirage parmi des contributeurs à une cause.

 

Une autre façon de commanditer est d’offrir du temps (bénévolat). Liée ou non à votre expertise, cette façon de participer à une cause est souvent choisie par des entreprises qui souhaitent faire d’une pierre deux coups.

D’une part, contribuer à une cause qui les rejoint (participer à l’organisation d’un Relais pour la vie ou d’une corvée de nettoyage environnemental); d’autre part, organiser une activité fédératrice pour resserrer les liens entre les employés, les rassembler autour de valeurs communes.

 

Comme dans le cadre du don monétaire, rien n’empêche alors l’entreprise de faire valoir son implication, en habillant les employés de chandails à ses couleurs et en véhiculant des photographies de l’activité, par exemple.

 

 

 

Et les coûts ?

Cette activité n’est pas sans coût, bien sûr, puisque l’entreprise pourra prendre en charge le salaire des employés durant l’activité bénévole et les couts publicitaires reliés. Les coûts publicitaires peuvent être portés aux dépenses de l’entreprise.

Mais notez que le don de temps ou l’échange de service n’est pas un bien. À ce titre, aucun reçu d’impôt ne peut être émis pour un don en services. Le temps donné ne peut être déduit de l’impôt.

Le don en nature (dons de biens), lui, peut faire l’objet d’un reçu d’impôt. Il faut alors déterminer la valeur du don selon sa « juste valeur marchande ».

Parlez-en à votre comptable !

 

 

Bref, gros ou petits budgets, les petites, moyennes et grandes entreprises peuvent toutes exercer leur responsabilité sociale, puisque certaines ont plus d’argent et d’autres plus de temps.

 

Côté finances, pensez à fixer vos attentes et objectifs et rappelez-vous qu’un don ne peut pas à la fois vous procurer un avantage publicitaire et être réclamé sous forme de déduction d’impôt. Et comme un don de temps est vraiment un don (pas de déduction à la clé), pourquoi ne pas en faire… une commandite?

 

Nous bouclerons la boucle sur ce sujet prochainement avec un article pour vous aider à choisir les bonnes activités (et donc, rentabiliser votre investissement en commandite).

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