Quelle que soit la taille de votre entreprise, quelques instants de réflexion devraient vous suffire pour répondre à ces trois questions.
Ou pour indiquer qui, dans votre entreprise, peut y répondre.
Si ce n’est pas le cas, une petite révision de vos processus est à prévoir : votre productivité et votre rétention en dépendent !
Hiérarchie : Comment circule l’information entre vos strates de pouvoir ?
Ce n’est pas nouveau. Même avec la prévalence croissante des modèles d’organisation matriciels du travail, la hiérarchie reste présente. Les employés n’ont pas besoin du même niveau d’information que la haute direction. Autre généralité : vos gestionnaires de première ligne sont toujours le maillon critique de votre chaîne.

Cela semble simple, mais la communication entre les strates se limite souvent à l’usage d’un ou deux outils convenus, alors qu’une multitude d’options (pas nécessairement dispendieuses) et quelques partis-pris courageux pourraient mobiliser votre base de manière surprenante. Sans compter les médias que vous ne contrôlez pas…
Formation des gestionnaires et culture d’entreprise sont ici les mots-clés. (Lire sur les valeurs d’une entreprise.)
Réunions de service, tournées de direction, infolettre, intranet, réseau social d’entreprise (RSE), etc. : toute politique de communication interne doit tenir compte de la hiérarchie et préciser comment l’information descend… et remonte !
Géographie : Comment informez-vous vos différents sites ?
Que vous travaillez à l’international ou au provincial, sur une multitude de sites ou dans une tour montréalaise qui ne compte que quelques bureaux vitrés, la géographie est toujours à considérer !

Quand j’étais étudiante au CELSA à Paris, j’ai analysé la communication interne d’une organisation à but non-lucratif du milieu de la santé, située dans un immeuble parisien. L’organisation comptait à peine une trentaine d’employés, répartis sur 3 étages. Croyez-le ou pas, ces trois étages généraient des enjeux importants de communication et donc, des problèmes d’efficacité. Si l’étage 1 a sans cesse besoin de l’étage 3, mais que l’étage numéro 2 ne veut pas quitter les bureaux qu’il aime d’amour, il est temps de se parler.
De la même façon, si votre budget est celui d’une PME, mais que vous comptez une vingtaine de succursales et que vous avez des représentants sur la route dans toute l’Amérique du Nord, il va falloir être créatif et surtout très connecté.
Opérations : Comment distribuez-vous l’information fonctionnelle ?
Toutes les lignes d’affaires n’ont pas les mêmes besoins. C’est souvent au niveau opérationnel que les directives, processus, nouveautés, doivent être partagées de manière différenciée. Inutile d’inonder les ventes avec les procédés de répartition de la charge au conditionnement du produit X : on peut trouver des façons moins chronophages de créer une synergie d’entreprise !
Certains KPI et autres résultats de performance sont également propres aux besoins de communication d’une ligne d’affaires. C’est également le cas pour les informations sur les conditions de travail : l’usine travaille sur les chiffres mais le bureau de ventes travaille en horaires décalés à cause des marchés asiatiques.

Bref, il s’agit de rationaliser pour atteindre uniquement les personnes concernées et éviter le drame bien connu des grands groupes : la prolifération de milliers de courriels inutiles et mal dirigés qui, malgré leurs bonnes intentions, finissent par noyer LA directive importante pour la production journalière.
Chouchoutez votre productivité
Savez-vous quels outils sont en place dans votre entreprise pour répondre à chacun de ces trois besoins ?
Vous devriez.
Bien qu’il soit difficile de trouver des chiffres précis sur l’impact de la communication interne sur votre productivité, j’affirme sans crainte que cela peut facilement jouer dans les pourcentages à deux chiffres.
Investissez dans votre comm’interne, elle vous le rendra bien !

