Choisir son nom de domaine de site web, c’est l’exemple type de l’exercice qui devrait prendre deux minutes, mais qui en prend en réalité beaucoup plus. L’url joue un rôle capital dans la mémorisation de marque auprès de votre cible et dans votre SEO. Mais… vous êtes rarement les premiers à voir eu la bonne idée ! Comment choisir un url? Voici quelques conseils utiles lorsque vient le choix de fair votre choix de nom de domaine.
Reconnaissance humaine
Le facteur de réussite principal de la marque et du site reste la « brandability » du nom de domaine. C’est-à-dire que, essentiellement, il doit être distinctif dans votre secteur d’activité et bien mémorisable. Votre nom d’entreprise est très bon du point de vue de la perception, de la capacité à se distinguer? L’url doit s’en rapprocher le plus possible.
Choisissez un nom de domaine qui est facile à retenir, facile à taper et facile à dire. Il ne doit prêter à la déformation. Exemple : astrid.com versus astride.com – les anglophones comprendront !).
Brièveté
Le nom de domaine doit être le plus court possible, avoir le moins de caractères et le moins de mots possibles. Trop de caractères dans l’url nuisent au SEO : entre 50 et 60 caractères, maximum. N’oubliez pas que si votre nom de domaine est long, cela va se répercuter sur les urls de sous-pages. Démarrer entre 15 et 20 caractères, c’est bien (tout inclus).
Domaine d’activité
Oui, un nom de domaine qui ne contient pas le mot « communication », pour le site d’une agence de communication, c’est un peu moins bien côté SEO. Mais ce n’est pas critique. J’ai fait de nombreuses lectures pour confirmer ce point, car il y a à peine quelques mois, le même exercice de lecture me laissait penser qu’il était favorable d’intégrer un mot-clé lié au secteur d’activité dans l’url (ex: astrid-communication.com).
Aujourd’hui (juin 2020), les avis récents me laissent penser que c’est un « nice bonus ». Inutile donc de rallonger la sauce sous prétexte d’avoir un mot clé important dans l’url de base. Il sera toujours possible d’utiliser vos sous-pages services à cet effet (ex: astrid.com/communication, astrid.com/redaction, etc.)
C’est aussi une solution beaucoup plus évolutive.
- Les mots-clés devront impérativement être bien placés dans le contenu, les titres de pages et les descriptions.
- Comme de plus en plus d’internautes avaient tendance à remplir leurs urls de mots-clés, Google a commencé à pénaliser le fait d’avoir trop de mots-clés dans les urls. Donc, si vous créez des sous-pages, il vaut mieux éviter de répéter à l’envi les mêmes mots clés. Exemple : astrid-communication.com/communication-interne)
- Si vous voulez avoir un mot-clé dans votre url quand même, arrangez-vous pour le placer au début. Exemple : communication-astrid.com
Simplicité
Évitez au maximum les caractères non standards (incluant chiffre et tiret). Le tiret n’est pas une catastrophe mais il nuit à la mémorabilité et à la lisibilité. C’est ok d’en avoir un, ça aide souvent quand on a 2 mots et un .com (pour accéder à plus de disponibilité d’urls). Mais plus d’un tiret semble déconseillé.
En outre, pensez à vos futurs adresses courriels! Si votre url est trop long, votre courriel le sera aussi. Écrire astrid.debeissat@astrid-communication.com, ça commence à être pénible. Vous aurez la maîtrise de ce qui se trouve avant le @, mais ce qui est après est fixé une bonne fois pour toutes.
Exemple d’une vie antérieure, en 2015 Lussier Dale Parizeau fit par exemple le choix d’acheter plusieurs urls puisque ldp.ca ou ldp.com n’étaient pas disponibles : LussierDaleParizeau.ca pour le site internet, ldpi.ca pour les urls (i pour incorporé). Avec le risque et le désavantage en termes de marque de se faire appeler LDPI couramment par la suite!
Extensions et proximité
Le choix de l’extension maintenant, ou choix du TLD. Le .com est souvent considéré comme la Rolls des extensions. Toutefois, plus le temps passe, plus les ccTDL (cc pour country code comme le .ca) s’avèrent un plus, quand l’entreprise et les services sont tournés vers un territoire défini. Surtout au Canada, où le .ca est très bien administré.
Les gTDL (comme un .design, .shop, .mode) – des extensions génériques et non géographiques – ne sont apparemment ni mieux, ni moins bien référencées que les autres extensions.
Néanmoins, des études indiquent que leur indice de confiance est plus bas que quelque chose de plus classique comme .com, .org ou .ca. Point de vue perception, les internautes préfèrent les extensions bien établies : In a study by Survey Monkey, for example, 67 percent of marketers responded that they were less likely to trust a quote from a website if it used the extension .insurance rather than a traditional TLD. Both Google and consumers prefer local search results.
Plusieurs personnes tendent encore à penser qu’un TLD « exotique » indique une entreprise moins bien installée, peut-être moins professionnelle. C’est moins le cas chez les jeunes, donc si votre entreprise vise les moins de 24 ans, pas de souci!
Conclusion : Peser le pour et le contre
Bien sûr, une fois que l’on a réfléchi à tout cela, il faut encore passer l’épreuve de la réalité, c’est-à-dire de la disponibilité.
Malheureusement, entre ceux qui ont eu la bonne idée avant vous et ceux qui ont décidé de faire des achats en vue de profits à la revente, les urls sont souvent indisponibles ou dispendieux. Il vous faudra donc valider la disponibilité et peser les différents plus et moins pour faire le meilleur choix pour votre entreprise!
Bonne chance et bons débuts sur le web.

